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Table induction

Combien consomme une plaque à induction ? Le calcul, des exemples et les vrais leviers

Casserole d'eau en ébullition sur une plaque à induction

Une plaque à induction consomme sa puissance réelle multipliée par le temps de fonctionnement : un foyer réglé à 2 000 W pendant 30 minutes consomme 1 kWh, soit environ 0,20 € au tarif réglementé actuel en option Base. En pratique, un foyer ne tourne à pleine puissance que quelques minutes, puis redescend : la consommation d'un repas courant se compte en fractions de kWh. L'induction reste la plus sobre des plaques électriques ; les données de l'ADEME, reprises par EDF, indiquent qu'une vitrocéramique consomme environ 23 % de plus pour le même usage.

Le calcul en trois étapes

  1. Puissance utilisée en kilowatts (kW) : 2 000 W = 2 kW. C'est la puissance du niveau choisi, pas celle de la plaque entière.
  2. Durée en heures : 15 minutes = 0,25 h.
  3. Prix du kWh de votre contrat, indiqué sur la facture.

Consommation (kWh) = puissance (kW) x durée (h). Coût = consommation x prix du kWh.

La difficulté est de connaître la puissance réelle à chaque niveau. Les foyers d'une table vont généralement de 1 200 à 3 700 W selon leur taille, booster compris, mais le niveau 4 ou 5 d'une échelle de 9 n'en utilise qu'une fraction. Pour savoir à quoi sert chaque palier, voyez le détail des niveaux de puissance d'une table induction.

Exemples chiffrés

Les calculs ci-dessous utilisent un prix de 0,20 € le kWh, proche du tarif réglementé option Base en vigueur depuis le 1er août 2026 (délibération de la Commission de régulation de l'énergie du 15 juillet 2026). Ce sont des ordres de grandeur, à adapter à votre contrat.

PréparationHypothèse de puissance et de duréeConsommationCoût estimé
Pâtes pour 42,5 kW pendant 8 min pour bouillir, puis 1 kW pendant 10 minenviron 0,5 kWhenviron 0,10 €
Steak à la poêle2 kW pendant 6 min0,2 kWh0,04 €
Mijoté 2 heures0,4 kW en moyenne pendant 2 h0,8 kWh0,16 €
Foyer à fond 1 heure2,5 kW pendant 1 h2,5 kWh0,50 €

La dernière ligne correspond au cas extrême que l'on trouve souvent dans les simulateurs : un foyer réglé au maximum pendant une heure. Personne ne cuisine ainsi ; c'est pourquoi les estimations annuelles qui en découlent surestiment largement la consommation réelle.

Pourquoi l'induction consomme moins

Sur une vitrocéramique ou une plaque en fonte, l'électricité chauffe d'abord une résistance, puis le verre ou la fonte, puis la casserole. Chaque étape perd de la chaleur. Sur une induction, la chaleur naît directement dans le fond du récipient. On obtient moins de pertes, une ébullition plus rapide et un foyer qui s'arrête dès qu'on retire la casserole. Les écarts avec les autres technologies sont détaillés dans notre comparatif induction ou vitrocéramique.

Consommation et puissance du compteur : ne pas confondre

La consommation, en kWh, fait la facture. La puissance appelée, en kW, détermine si votre compteur et votre circuit tiennent le choc quand plusieurs foyers tournent en même temps que le four ou le lave-linge. Une table peut appeler plusieurs kilowatts en pointe tout en consommant peu sur un repas. Si vous craignez les coupures, la question est celle de l'abonnement et du réglage de puissance maximale de la table, pas de la consommation.

Les gestes qui font vraiment baisser la consommation

  • Couvrir les casseroles : selon les conseils de l'ADEME relayés par EDF, un couvercle permet d'économiser jusqu'à 25 % d'énergie.
  • Adapter la casserole au foyer : un fond plus petit que la zone gaspille moins sur l'induction que sur une vitrocéramique, mais un fond déformé ou trop fin chauffe mal.
  • Utiliser des ustensiles bien compatibles : un fond sur lequel l'aimant tient fermement, comme expliqué dans notre guide des casseroles pour induction. Le disque adaptateur, lui, fait perdre une grande partie du rendement.
  • Baisser dès l'ébullition : maintenir un frémissement demande beaucoup moins que porter à ébullition.
  • Doser l'eau : faire bouillir deux litres pour une portion de pâtes double la dépense inutilement.
  • Éviter le booster par réflexe : il fait gagner du temps, pas de l'énergie.
  • Profiter de l'inertie des fonds épais : éteindre une ou deux minutes avant la fin d'un mijotage en cocotte.

Faut-il changer de plaque pour économiser ?

Remplacer une vitrocéramique en bon état par une induction uniquement pour la facture se rentabilise lentement, car la cuisson ne pèse qu'une part modeste de la consommation d'un foyer. Le calcul devient intéressant quand l'ancienne plaque est à changer de toute façon, ou quand on cuisine beaucoup. Dans ce cas, l'économie s'ajoute aux autres atouts : rapidité, sécurité et nettoyage plus simple.

Consommation de l'induction : les doutes courants

Une plaque induction consomme-t-elle en veille ?

Très peu. L'affichage et l'électronique de commande consomment une puissance minime à l'arrêt ; le ventilateur peut tourner quelques minutes après la cuisson pour refroidir les composants, ce qui est normal.

Une grande table consomme-t-elle plus qu'une petite ?

Pas pour la même cuisson : c'est la puissance utilisée et la durée qui comptent. Une table de 80 cm ne consomme davantage que si l'on fait fonctionner plus de foyers à la fois.

Cuire à l'induction coûte-t-il plus cher qu'au gaz ?

Cela dépend des prix respectifs du kWh d'électricité et de gaz dans votre contrat, qui évoluent. L'induction a un meilleur rendement que le gaz, ce qui compense en partie un prix du kWh électrique généralement plus élevé.

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