Aller au contenu
Table induction

Table induction : comment bien utiliser les différents niveaux de puissance

Les différents niveaux de puissance d'une table à induction

Bien régler la puissance est la clé d'une bonne cuisson à l'induction. Très réactive, la plaque répond instantanément au moindre changement : encore faut-il savoir quel niveau choisir pour chaque préparation. Voici les repères à connaître.

Comment fonctionne une table à induction ?

Sous le verre, des bobines de cuivre créent un champ magnétique qui chauffe directement le fond du récipient, s'il est ferromagnétique. La puissance affichée commande l'intensité de ce champ, donc la quantité de chaleur produite dans la casserole. C'est pourquoi l'induction réagit beaucoup plus vite que la vitrocéramique ou la fonte.

Comment utiliser chaque niveau de puissance ?

La plupart des plaques proposent une échelle de 1 à 9 (parfois davantage), complétée par une fonction booster. Les correspondances varient d'une marque à l'autre, mais on peut retenir :

Niveaux 1 à 3 : maintenir et faire fondre

Les niveaux les plus bas servent à garder un plat au chaud, faire fondre du beurre ou du chocolat, ou réchauffer doucement une sauce sans qu'elle attache.

Niveaux 4 à 6 : mijoter et cuire doucement

C'est la zone des cuissons longues et régulières : mijotés, sauces, légumes à couvert, riz ou pâtes une fois l'ébullition atteinte.

Niveaux 7 à 9 : saisir et bouillir

Les niveaux élevés servent à saisir une viande, faire sauter des légumes ou maintenir une forte ébullition. Pour une pièce épaisse, on saisit fort puis on baisse pour terminer la cuisson à cœur.

Le booster : pour quelques minutes seulement

Le booster pousse un foyer au-delà de sa puissance normale pour porter l'eau à ébullition très vite. Il se coupe de lui-même au bout de quelques minutes : inutile pour une cuisson prolongée.

Quelques conseils pour bien régler sa plaque

  • utilisez des ustensiles à fond plat et ferromagnétique, de la taille du foyer ;
  • pour saisir, laissez la poêle chauffer brièvement avant d'y déposer les aliments ;
  • baissez la puissance dès que la température voulue est atteinte : la plaque réagit immédiatement ;
  • sur une plaque récente, les zones modulables permettent de régler deux foyers ensemble pour un grand plat.

Quelle consommation et quelle installation électrique ?

La consommation dépend du niveau choisi et de la durée de cuisson : plus la puissance est élevée et longue, plus la facture augmente. L'induction reste toutefois économe, car l'énergie part directement dans le récipient et le foyer s'arrête dès qu'on le retire.

Une table complète peut appeler plusieurs kilowatts en pointe. Elle doit être raccordée sur un circuit dédié, dimensionné selon la norme électrique en vigueur (en général un circuit de 32 A en monophasé). Si votre abonnement est faible, beaucoup de plaques permettent de limiter leur puissance maximale dans les réglages.

Avantages et limites de l'induction

L'induction offre rapidité, précision et sécurité : pas de flamme, peu de chaleur résiduelle et une plaque facile à nettoyer. Elle demande en revanche des ustensiles compatibles et un budget d'achat plus élevé qu'une table vitrocéramique.

En prenant le temps d'apprendre à quoi sert chaque niveau, vous tirerez le meilleur de votre table, pour des cuissons réussies au quotidien.

À lire aussi

▲